• Charlotte Koot

Témoignage d'Isabelle

Mis à jour : sept. 15

Isabelle nous raconte le parcours en PMA qu'elle a traversé pour être aujourd'hui maman d'un adorable petit garçon de 6 mois...



"Nous avons mis du temps à nous décider à avoir un enfant, j’avais 33 ans et mon conjoint 37. On savait que ça pouvait mettre du temps, au départ nous ne faisions pas trop attention. Puis on a essayé d’observer mes cycles (totalement irréguliers), j’ai acheté des tests d’ovulation pour mettre toutes les chances de notre côté.


Au bout de 9-10mois, nous avons commencé à nous poser des questions, j’ai donc pris rendez-vous chez ma gynécologue car l’irrégularité des cycles m’inquiétait. En même temps mon conjoint est allé chez son médecin pour voir de son côté si c’était bon. Ainsi nous avons appris que chez moi tout fonctionne correctement, par contre mon conjoint a un souci de quantité et de mobilité des spermatozoïdes.


Nous avons très vite eu rendez-vous en PMA, nous sommes en juillet (1an après notre décision d’avoir un enfant), pour avoir les premières infos et faire des tests plus poussés chez mon conjoint. C’est ici que notre parcours fut le plus difficile, on nous expose toutes les possibilités mais on ne sait pas encore ce qui sera possible.


L’urologue cherche à situer l’origine du problème chez mon conjoint pour, peut-être, nous permettre d’avoir un enfant de manière naturelle. On reste 2-3 mois sans nouvelles, à nous demander si on pourra avoir un enfant issu de nous 2 ou s’il va falloir faire appel à un donneur.


Pendant ce temps, je passe les premiers examens de contrôle. Début décembre, nous avons un rdv avec la gynécologue, nous y allons en pensant que c’est bon, que nous allons commencer le traitement. Nous sommes pleins d’espoirs… malheureusement il n’y a toujours pas de nouvelles de l’urologue, nous ne savons toujours pas si les gamètes de mon conjoint sont utilisables. Alors que nous n’aimions pas du tout la gynéco (nous la trouvons très froide et semble manquer de considération), elle remonte un peu dans notre estime en appelant devant nous l’urologue et en lui expliquant qu’il n’est pas correct de sa part de nous faire attendre, ça fait presque 6 mois que nous attendons, nous avons besoin d’avancer. Nous sortons de ce rdv un peu abattu car déçus du report et toujours sans réponses…


C’est à ce moment-là que les choses s’accélèrent. Nous avons un rdv avec l’urologue qui n’a toujours pas trouvé l’origine du problème mais enfin on nous informe que malgré tout on devrait pouvoir utiliser les gamètes mâles ! On programme une ponction juste avant Noël.


Personnellement j’ai toujours un stress et quand l’urologue nous annonce qu’elle a pu ponctionner une bonne quantité de gamètes, j’ai du mal à la croire et je veux être certaine qu’on pourra les utiliser. Je ne veux plus de mauvaises surprises car l’ascenseur émotionnel j’ai donné.


Les vacances de Noël reportent le début du traitement pour moi à début janvier. A chaque étape, je reçois une feuille expliquant ce qu’il faut faire, jusque quand, quand appeler le service de PMA, etc. Je suis les consignes à la lettre, je fonctionne de manière automatique. Dans le service de PMA, les sages-femmes sont extras.


Au début ça fait bizarre d’être examinée par des gynécos à chaque fois différentes (moi qui suis assez pudique et déteste aller aux rdv gynéco), mais elles sont très gentilles, très respectueuses (à part la mienne qui est toujours froide, fait à peine attention à nous et est toujours très en retard).


J’ai de la chance, au travail les collègues me soutiennent, m’aident à ne pas oublier l’heure de prise des sprays. Ma direction accepte sans difficultés mes retards à répétition suite aux différents examens.


Début février a lieu la ponction de mes gamètes. J’ai du mal à m’en remettre (mais je m’en sors quand même mieux que mon conjoint qui a eu mal presque 1 semaine et a dû rester au repos 2 semaines). 5 jours plus tard nous avons rdv pour l’implantation. Sur les 16 gamètes prélevées, 14 ont été fécondées, 5 s’étaient développés et après 5 jours, il en restait 2.


On me demande de venir la vessie pleine à 10h. Nous sommes bien à l’heure (même en avance), on nous demande d’attendre. Après 15min, on nous informe que la gynéco est en retard (ma gynéco froide et toujours en retard…). On s’énerve un peu car j’ai quand même la vessie pleine et ça devient long. On nous permet de nous préparer pour l’intervention mais toujours pas de gynéco. J’ai quand même l’autorisation d’aller aux toilettes (sans trop vider la vessie). Elle arrive finalement avec 1h de retard… A peine un bonjour, heureusement la sage-femme est très sympa, plaisante, nous explique.


Nous sommes à la veille de la saint-Valentin et je porte notre futur enfant… maintenant il faut tout faire pour qu’il reste bien au chaud ! Je suis un peu angoissée de reprendre le travail (je travaille avec des enfants autistes, donc peur des mauvais coups, ne pas pouvoir en porter, l’énervement,…) mais mes collègues font tout ce qu’elles peuvent pour me préserver.


15 jours après, pas de signes négatifs. Avant d’aller faire la prise de sang, nous avons envie de nous réapproprier cette conception, sortir du côté automate dans lequel je m’étais installée. Nous avons donc fait un test de grossesse qui fut positif. On s’y attendait mais j’ai encore du mal à me réjouir, je veux être certaine. Le résultat de la prise de sang est positif aussi. Ce n’est que lors du rdv gynéco, après 1 mois, quand nous voyons la petite boule avec le cœur qui bat qu’enfin j’arrive à me réjouir.


C’est bon, c’est parti mais il faut continuer à faire attention car il y a toujours un risque. Je prends les doses d’utrogestan 3X/jour. Est-ce grâce à ça qu’il tient ? Parce que j’ai fait super attention à tout ? On ne le saura jamais…"


Le reste de la grossesse se passe super bien et en novembre j’accouche d’un superbe petit garçon qui a même joué les prolongations.

Maintenant il y a toujours un embryon au congélateur qui attend son tour. J’ai 36 ans, mon fils 6 mois, ma gynéco m’avait conseillé de recommencer à peu près maintenant… d’autres questions se posent à nous car on sait qu’on a eu beaucoup de chance lors de cette première tentative réussie. Est-ce que ça se passera aussi bien pour le suivant ? Faut-il vraiment déjà retenter maintenant car si ça ne marche plus aussi bien, ça pourrait être long ? Mais ça c’est une autre histoire ;-) "



Merci à Isabelle d'avoir accepté de partager avec nous son témoignage et quel bonheur de lire qu'elle est maman d'un merveilleux petit garçon!


Vous n'êtes pas seul.e! Je vous souhaite de tout mon cœur que votre bébé miracle s'installe bientôt!


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